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La mobilité étudiante, le CPSI s’interroge ?

En formation pour adultes, la mobilité estudiantine est parfois difficile à concrétiser. En effet, nos étudiants sont déjà engagés dans la vie professionnelle et ont également une charge de famille pour la plupart.

Voici quelques pistes de réflexion qui interrogent la mobilité de nos futurs infirmiers : enjeux et opportunités ? De quelle mobilité parle-t-on ?

Quelle forme pour quel impact ?

La mobilité est un moment privilégié du cursus qui offre à l’étudiant la possibilité de vivre d’autres expériences pédagogiques, de s’initier à de nouveaux sujets d’étude, de découvrir un pays, d’approfondir une langue, d’affiner ainsi son projet personnel, d’améliorer son employabilité.

Mais la mobilité estudiantine n’est pas une préoccupation nouvelle. Depuis le lancement du programme Erasmus en 1980, les premières expériences en matière de crédits capitalisables se sont solidifiées et ont contribué à moderniser l’enseignement. Les politiques favorisent aujourd’hui d’autres types de mobilités  (stages, volontariat, diplômes) et ciblent des publics plus diversifiés (personnel administratif, enseignants, etc.). La Commission européenne multiplie les incitations, notamment via son programme Erasmus Plus.

Internationalisation sans mobilité ?

Mais la mobilité n’est plus vraiment un objectif en soi, elle devient un instrument pour internationaliser l’enseignement, pour développer les partenariats institutionnels. Il ne s’agit plus seulement d’encourager la mobilité physique des personnes, les programmes de formation deviennent eux aussi mobiles, l’anglais se répand comme langue d’enseignement, les MOOCS promettent de banaliser la virtualisation de modules de formation … Va-t-on voir le flux de mobilité étudiante diminuer au profit d’une internationalisation at home ?

Mobilité et employabilité : intimement liées ?

Par ailleurs, la mobilité étudiante est largement perçue comme un moyen de renforcer l’employabilité des diplômés sur le marché européen du travail. Cette conviction tenace que mobilité et employabilité sont intimement liées est-elle fondée ?

La dernière étude commanditée par la Commission européenne (2014, The Erasmus impact study) montre que les compétences améliorées lors d’une mobilité et qui sont au nombre de 6 (tolérance à l’ambiguïté, curiosité, confiance en soi, sérénité, détermination, vivacité) sont autant recherchées par les employeurs que les compétences professionnelles.

Par ailleurs, l’étude montre également que les diplômés ayant été mobiles pendant leurs études accèdent ainsi plus facilement à l’emploi et le risque de devenir un chômeur longue durée est deux fois plus faible. La probabilité pour que ces mêmes diplômés changent d’employeur est cependant deux fois plus forte que celle d’un étudiant non mobile. Toutes ces enquêtes permettent d’identifier des profils de jeunes à fort capital migratoire : mobiles pendant leurs études, mobiles dans leur vie professionnelle, enclins à inscrire leurs expériences de mobilité dans une trajectoire de vie.

En conclusion, au CPSI, nous mettrons notre énergie et notre savoir-faire au service du développement de ce que nous pouvons appeler une « internationalisation at home » à l’aide des Moocs, de l’introduction progressive de l’anglais au sein de nos programmes de formation, etc.

Mais nous continuerons aussi à proposer des projets de collaboration et d’échanges. A titre d’exemple :

  • nous collaborons avec l’ONG TATU, située en Tanzanie où nous proposons des formations dans le cadre des soins de santé ;
  • nous accueillons pendant trois semaines des étudiants en soins infirmiers en provenance de la Turquie ;
  • nous avons organisé des mobilités et rédigé un guide de bonnes pratiques sur la thématique de l’autonomie et de l’Empowerment de la personne âgée avec la Suisse, l’Irlande, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la Turquie ;
  • Nous envisageons un partenariat autour de la VAE avec la Slovénie, la Slovaquie, …

Si vous êtes étudiant au CPSI, n’hésitez pas à faire connaître votre motivation pour participer à ce type de projet.

 

Fabienne Vranckx

Directrice du CPSI